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Comité SFI Québec
1, rue des Panneaux
Val d'Or, Québec
J9P 7A1
Tél. : (819) 825-1373 poste 326
Téléc. : (819) 825-6399
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A) Traverse de cours d.eau |
 L'installation de traverses de cours d.eau peut avoir des répercussions importantes sur la qualité de l.eau et les espèces aquatiques qui en dépendent. C.est pourquoi il faut bien choisir leur emplacement et respecter les consignes techniques :
- Respect du rétrécissement maximal du cours d.eau avec calcul de débit;
- Interdiction de circuler dans un cours d.eau avec de la machinerie sauf pour l.installation (1 passage);
- Défense d.entraver la circulation des poissons;
- Stabilisation adéquate du ponceau par de l.enrochement à l.entrée et à la sortie;
- Détournement des eaux de fossés à au moins 20 m du cours d.eau;
- Maintien du tapis végétal et des souches sur 20 m de chaque côté du cours d.eau.
Une attention particulière doit être accordée aux frayères : minimum 50 m (165 pieds) en amont. |
Schéma 2
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Schéma 3
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Note : Pour plus d.information, consultez Le règlement sur les normes d.intervention dans les forêts du domaine de l.État ou le Guide des saines pratiques en forêt privée.
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Mauvaise installation d'un ponceau
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Bonne installation d'un ponceau
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B) Les coupes forestières au service de la biodiversité |
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Au cours des dernières années, les enjeux de la biodiversité ont fait en sorte que la foresterie a évolué. Des changements progressifs ont été apportés dans la façon d.aménager la forêt afin de reproduire des peuplements et des paysages forestiers qui intègrent davantage toute la complexité et l.irrégularité des forêts naturelles.
Quelques exemples de coupes forestières
Toutes les coupes forestières partent du principe qu.il faut protéger la régénération et les sols lorsqu.on intervient en forêt.
1. Coupe avec protection de la régénération et des sols (CPRS)
Cette coupe permet de récolter tous les arbres qui ont atteint la maturité et les dimensions requises, selon l.espèce, en prenant toutes les précautions nécessaires pour ne pas endommager la régénération préétablie et en minimisant les perturbations du sol.
2. Coupe en mosaïque avec protection de la régénération et des sols (CMO)
Cette coupe permet de récolter le bois, tout en laissant une superficie minimale boisée (forêt résiduelle) entre les zones récoltées.
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Exemple de CMO
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Outre la récolte de bois, ce type de coupe permet de :
- Favoriser le maintien d.espèces fauniques à l.échelle locale;
- Favoriser l.acceptabilité sociale des interventions forestières;
- Tenir davantage compte de tous les utilisateurs du milieu forestier.
Les caractéristiques de la forêt qui reste après une coupe ne sont pas laissées au hasard. Il faut que la forêt résiduelle :
- couvre une superficie équivalente aux aires récoltées et doit avoir une largueur d.au moins 200 mètres;
- mesure au moins 7 mètres de haut avec une densité respectant des pourcentages préétablis par règlement;
- soit composée d'au moins 20 % du même type de couvert forestier que celle récoltée.
C.est seulement après 10 ans, si la régénération a atteint 3 mètres de hauteur, que la forêt résiduelle peut, à son tour, être récoltée. |
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3. Coupe de jardinage
On imagine facilement ce type de coupe car jardiner une forêt, c.est choisir des arbres individuellement ou par petits groupes, afin de garder une diversité d.âge dans le peuplement, d.éliminer les arbres malades et de favoriser les jeunes arbres les plus prometteurs.
Comme c.est une coupe progressive, certains arbres seront coupés avant d.être matures. Cette étape augmente l.ouverture du couvert et crée des conditions favorables à la régénération naturelle par l.entremise d.arbres semenciers, tout en limitant le développement de la végétation concurrente du sous-bois.
Ces quelques exemples illustrent qu.il existe plusieurs coupes forestières. L.important, c.est de choisir celle qui convient le mieux au milieu.
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Exemple d'une forêt jardinée
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C) Espèces menacées ou en voie de disparition |
Lorsqu.on parle de biodiversité, on pense à la faune et à la flore qui composent un écosystème. L.effort de préservation doit être important afin de garder nos écosystèmes riches et variés pour les générations futures. C.est pourquoi le gouvernement du Canada a adopté, en 2002, la Loi sur les espèces en péril (LEP) afin de préserver les espèces sauvages du Canada. Le Québec a, quant à lui, adopté la Loi sur les espèces menacées et vulnérables en 1989.
Avec ces lois, on vise à :
- Préserver les espèces menacées ou en péril;
- Empêcher leur diminution;
- Faire des plans de rétablissement des populations.
Au Québec, 18 espèces sont désignées menacées ou vulnérables au sens de la Loi (7 menacées et 11 vulnérables). Chaque espèce est évaluée par un comité d.experts indépendants en fonction de sa rareté dans un milieu donné. Il y a donc des espèces qui ne sont pas en péril mondialement, mais qui peuvent l.être dans une localité spécifique. C.est le cas du caribou qui n.est pas en péril dans le monde, mais sa population de la Gaspésie l.est.
Toutes les espèces sont répertoriées par le réseau NatureServe Canada. Si vous observez la présence d.une espèce menacée ou vulnérable, vous pouvez la signaler au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec : www.cdpnq.gouv.qc.ca
Quelques espèces particulières
Chaque espèce a besoin d.un habitat adapté à ses besoins pour s.abriter, se nourrir et se reproduire. Les facteurs qui menacent sa survie varient d.une espèce à l.autre. C.est par les exemples suivants que certaines problématiques auxquelles font face les espèces menacées ou vulnérables seront présentées. |
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1. Trille blanc (trillium grandiflorum)
Statut : vulnérable au Québec
Plante herbacée vivace à rhizome formant souvent de grandes colonies. L.habitat est exclusif à l.érablière à caryer, parfois à tilleul, dans des milieux riches. Cette espèce aime l.ombre et la floraison a lieu tôt au printemps. Le broutage par le cerf de Virginie, les coupes forestières, les pratiques non appropriées d.aménagement forestier et la destruction de son habitat résultant du développement urbain et agricole contribuent à sa raréfaction.
Le prélèvement de spécimens entiers aux fins du commerce horticole exerce également une pression non négligeable sur les populations sauvages de l.espèce. Les interdictions touchant cette espèce se limitent toutefois à la récolte de plus de cinq spécimens entiers ou parties souterraines en milieu naturel et à la vente d.un seul de ces spécimens.
Pour plus d.information, consultez le site Internet du ministère du Développement durable, de l.Environnement et des Parcs du Québec.
Source :
www.mddep.gouv.qc.ca/biodiversite/especes/trille/index.htm |
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2. Pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus)
Statut : vulnérable au Québec depuis 2003
Le pygargue à tête blanche, autrefois connu sous le nom d'aigle à tête blanche, est un oiseau de proie diurne. Ce rapace niche à proximité de grands plans d'eau, sur des îles et le long des côtes, où il se nourrit de poissons rejetés sur les rives. Il construit habituellement son nid dans des arbres de grande taille (plus de 20 m).
La zone de protection intensive des nids identifiés comprend un rayon de 300 m autour du nid. Toute activité est défendue dans cette zone en tout temps. La zone tampon comprend, quant à elle, une bande additionnelle de 400 m autour de la zone de protection intensive. Toutes les activités y sont permises du 1er septembre au 15 mars. La création d.installations permanentes n.est cependant pas permise (routes, bâtiments, etc.).
Pour plus d.information, consultez le site Internet du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec.
Source : http://www3.mmf.gouv.ca/faune/especes/menacees/fiche/pygargue-detail.asp |
Schéma 4
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3. Carcajou (Gulo gulo)
Statut : menacé au Québec depuis 2000
Le carcajou, surnommé glouton, a l'apparence d'un ours de petite taille. Le carcajou est présent dans l'ensemble de la forêt boréale et de la toundra. Chaque individu peut occuper un territoire de plus de 500 km², variable en dimension selon l'abondance et la répartition de ses proies.
Les causes probables de son déclin seraient le piégeage et la chasse effectuée au XIXe siècle, la raréfaction du caribou au cours de la première moitié du XXe siècle, l'empiétement sur son habitat par les activités humaines et vraisemblablement la diminution du loup (Canis lupus), qui lui procure les restes de carcasses d'animaux. Afin d'aider à sa conservation au Québec, la chasse et le piégeage y sont interdits depuis 1981, sauf pour les autochtones sur le territoire de la Baie James et du Nouveau-Québec qui, par ailleurs, ne rapportent aucune capture récente.
Pour plus d.information, consultez le site Internet du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec.
Source : http://www3.mrnf.gouv.qc.ca/faune/especes/menacees/fiche.asp?noEsp=4 |
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